Le point de vue d’Henry Miller (1957)

millerbigsur

« Si un jour je m’ennuie, je sais ce que je ferai : je sauterai dans ma voiture, je filerai à Los Angeles à la bibliothèque de l’Université et j’irai fouiller dans les dossiers conservés dans des classeurs métalliques à la Section des Collections spéciales. Dans ces dossiers, se trouvent des milliers de lettres que, sur leur demande pressante, j’envoie aux bibliothécaires depuis que je suis à Big Sur. Elles sont là pour la postérité je suppose. Malheureusement, j’en ai brûlé quelques-unes parmi les meilleurs, les plus délirantes, les plus folles (à l’instigation de ma femme), peu de temps avant que la bibliothèque me les réclame. Avant cela, à New York et encore à Paris (au moment de partir pour la Grèce), je me suis débarrassé d’une bonne tonne de correspondance que j’estimais alors sans intérêt, même pour la « postérité ».

Henry Miller,

Big Sur et les oranges de Jérôme Bosch

Traduction par Roger Giroux, Le livre de poche

Illustration : Henry Miller à Big Sur

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