Deux romans

Hrabal

J’ai beaucoup aimé ce court roman du grand écrivain Tchèque Bohumil Hrabal, dans la lignée de Kafka et d’Orwell, qui fut initialement publié sous la forme de « samizdat » (publication clandestine) en 1976. Il s’agit de l’histoire d’un homme payé à détruire des livres et qui, de temps en temps les sauve et les amène chez lui…

Présentation :

Majestueux cri de révolte lancé à l’assaut des sociétés totalitaires, l’histoire du narrateur, ouvrier dans une usine de vieux papiers destinés au recyclage, n’est pas sans faire penser – mutatis mutandis – au 1984 d’Orwell. Car notre héros, instruit presque malgré lui par la lecture des ouvrages interdits destinés au pilon (la Bible, le Talmud, les écrits de Lao-tseu entre autres), va faire renaître ces chefs-d’œuvres sous la forme d’une autre œuvre d’art (qui n’est pas sans rappeler les travaux d’un Jiri Kolar) : les pages broyées sont transformées en balles de papier décoratives ! Divers incidents et personnages tragicomiques viennent émailler cette fable sensible et émouvante qui invite le lecteur à une aimable réflexion sur le moderne, digne à la fois de nos philosophes des Lumières et des meilleurs esprits libertins.

Bohumil Hrabal, Une trop bruyante solitude

Traduit du tchèque par Zofia Bobowicz, Laffont,  2007

 

 

l'archiviste

Ce roman de l’américaine Martha Cooley, concerne plus directement les archivistes (comme son titre l’indique). C’est un excellent thriller, un peu comparable aux romans de Paul Auster pour son côté sombre et pour les intrications entre les personnages.

Présentation :

Archiviste dans une des grandes institutions universitaires des Etats-Unis, Matthias veille sur la précieuse correspondance – mille lettres environ – de T.S. Eliot avec Emily Hale, qui ne sera communiquée au public qu’en 2020. Un jour une étudiante entre dans son bureau et lui demande l’autorisation de consulter ces lettres… Bien entendu Matthias, conscient de ses devoirs, ne peut que refuser. Mais leur goût pour le poète américain, leur connaissance intime de son œuvre et de sa vie rapprochent Matthias et Roberta, l’étudiante. Et l’ombre d’une disparue fait retour dans la vie de Matthias : sa femme Judith, poétesse comme Roberta, dont le bouleversant journal lors de son internement, vingt ou trente ans plus tôt, nous révèle qu’elle a intériorisé l’histoire tragique de notre siècle, et l’a vécue comme sa propre tragédie.

Martha Cooley, L’archiviste

Traduit de l’anglais par André Zavriew, Plon – Feux croisés, 2000

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s