Récits et essais sur des écrivains et des philosophes

Échappées océanes, suivi de « Les voyages de l’archiviste ». Le Petit Pavé, 2018, 180 p.

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Partir quelques jours, pour de grandes ou de petites échappées, au bord de la mer. Le temps d’un weekend, retrouver les sensations vivifiantes et les visions oniriques de la côte bretonne. Dans les rues de Lisbonne, se frotter aux douloureuses épines de la saudade. Sur la côte du Dorset, éprouver la mélancolie d’une pluie cinglant les fenêtres d’une maison solitaire. Dans la proche campagne d’Amsterdam, rêver, en contemplant une mer couleur de lessive. Entre San Francisco et Big Sur, rechercher l’âme d’un écrivain, errant dans la brume de mer… S’imprégner de l’atmosphère des lieux, des sentiments et sensations qu’ils éveillent en nous.

Goulven Le Brech nous invite à cheminer à ses côtés sur les pas d’écrivains connus et méconnus : Jean Grenier, Albert Camus, Fernando Pessoa, Llewelyn Powys, Nescio, Kenneth Rexroth, Robinson Jeffers et Jack Kerouac.

D’Amsterdam à San Francisco et Big Sur, de la côte bretonne à celle du Dorset en passant par Oran notamment, cet archiviste de profession restitue les linéaments de sa « mémoire sensorielle » au cours de déambulations aussi poétiques que géographiques. Car ce sont avant tout des escapades d’ordre littéraire que les siennes où passent, évoquées ou convoquées, les silhouettes de Camus et Jean Grenier, de Llewelyn Powys et Kenneth Rexroth ou encore de Kerouac, Nescio, Robinson Jeffers et Jules Lequier, les uns qu’on ne présente plus, les autres, méconnus, qu’on découvre souvent. De bien jolies partitions pédestres et contemplatives.

Anthony Dufraisse, Le matricule des anges, n°193, mai 2018

Lien vers le site de l’éditeur :

http://www.petitpave.fr/petit-pave-echappees-oceanes-710.html

Jules Lequier, une philosophie de la liberté, Actes du colloque international à l’Ecole normale supérieure, collectif avec Frédéric Worms, éditions Les Perséides, 2016, 240 p.

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Né il y a deux cent ans, Jules Lequier (1814-1862) s’inscrit dans la grande tradition française des philosophes de la liberté. Point de confluence du rationalisme et du romantisme, Lequier pose la question de la liberté du point de vue métaphysique et moral, au regard de la science, de la théologie et de l’existence humaine.

Fragmentaire et inachevée, publiée d’une manière posthume, l’œuvre de Jules Lequier tient sa singularité des diverses voies qu’elle emprunte — textes réflexifs, récits, contes, dialogues, méditations et pensées philosophiques — mêlant rigueur spéculative et concision poétique. Pensée sur la côte nord de la Bretagne, au cœur du XIXe siècle, cette œuvre longtemps méconnue a été l’inspiratrice de nombreux auteurs et courants de pensée.

En septembre 2014, une dizaine de spécialistes venue de France, mais aussi des États-Unis, du Japon, d’Italie et du Portugal, s’est réunie à l’École normale supérieure (Paris), sous l’égide de l’association des Amis de Jules Lequier et du Centre international d’étude de la philosophie française contemporaine, pour la tenue du premier colloque international sur le philosophe. La richesse des interventions de ce colloque, regroupées dans le présent volume, témoigne de la vitalité et de la pérennité de la philosophie de Jules Lequier.

Sous la direction de Goulven Le Brech et Frédéric Worms, avec la participation d’André Clair, Ko Murase, Maria Rita Scarcella, Antonio Vieira, Marie-Claude Blais, Donald Wayne Viney, Delphine Bouit et Vincent Citot.

Lien vers le site de l’éditeur :

http://lesperseides.fr/jules-lequier-philosophe-de-la-liberte/

La mer pour horizon, itinéraires littéraires sur les côtes de la Manche, éditions Les Perséides, 2014, 95 p.VisuelMer (1)

Espace visuel et mental, la mer, telle qu’elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains et poètes d’hier et d’aujourd’hui. Ce livre présente des déambulations sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.

La Mer pour horizon : un petit éditeur dissimulé dans les Côtes-d’Armor, un écriture neutre, le récit sans éclat de randonnées à pied ou à vélo, plus fatigantes sans doute qu’aventureuses. Mais quel beau sujet suggéré par le sous-titre de ce petit ouvrage, « itinéraires littéraires sur les côtes de la Manche » !

Jean Lacoste, La quinzaine littéraire, n°1112, 16-30 septembre 2014

Lien vers le site de l’éditeur :

http://lesperseides.fr/la-mer-pour-horizon-de-goulven-le-brech/

John Cowper Powys. Une philosophie de la vie, co-écrit avec Pierrick Hamelin, éditions Les Perséides, 2012, 125 p.

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Poète, romancier et philosophe d’envergure, John Cowper Powys est encore trop méconnu en France, malgré la traduction de la quasi-totalité de ses livres ainsi que d’une partie de son Journal et de sa correspondance. Fils de pasteur anglais, né en 1872 dans le Derbyshire, il est l’aîné d’une famille de onze enfants. Élevé dans la tradition victorienne, il se forge très jeune une pensée personnelle par la lecture et un contact privilégié avec la nature du Dorset, lieu de son enfance. Puis vient le temps de l’errance aux États-Unis où il exerce la profession de conférencier itinérant pendant plus de vingt ans. Cet exil volontaire sera le moteur d’une œuvre originale et féconde, faite d’essais (Le sens de la culture, Apologie des sens, Une philosophie de la solitude) et de grands romans (Wolf Solent, Weymouth Sands, Les Enchantements de Glastonbury). La maturité le transporte au nord du Pays de Galles, où il poursuit son œuvre et où il s’éteint, en 1963.

Débordant d’imagination, John Cowper Powys croyait au pouvoir de la volonté et à la puissance créatrice de l’homme. Sa pensée, d’une grande modernité, propose de concevoir la philosophie comme un art et la vie comme une quête du bonheur.

Cet ouvrage présente la philosophe de la vie de John Cowper Powys au travers d’un essai et d’un abécédaire, complétés par des repères biographiques et une bibliographie.

Lien vers le site de l’éditeur :

http://lesperseides.fr/john-cowper-powys/

Sur le Caillou. Pérégrinations en Mélanésie. Le Petit Pavé, 2010, 80 p.

CaillouPlusieurs années se sont écoulées depuis mon séjour sur le Caillou – nom affectueusement donné par ses habitants à la Nouvelle-Calédonie. Aux antipodes de mon quotidien, j’ai pérégriné avec joie dans ce petit coin du Pacifique, réel et imaginaire. Ce n’est pas l’exotisme au sens vulgaire qui a fait de ce séjour une expérience inoubliable, mais le déplacement de mon point de vue et, par conséquent, de mon regard.

Le Caillou en question, c’est la Nouvelle-Calédonie où l’auteur a fait une brève escale, il y a quelques années de cela. En touriste attentif, il nous entraîne bien sûr avec lui lors de ses pérégrinations à Nouméa, Maré, Thio, Tanna, Shabadran, et autres sites aux noms plus chantants les uns que les autres, qui donnent le tournis aux métropolitains que nous sommes. Mais ce n’est pas là l’essentiel, car Goulven Le Brech pratique un tourisme un peu particulier qui consiste moins à découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles terres, de nouveaux espaces, qu’à poursuivre une quête intérieure, une recherche de connexions, de« correspondances » au sens rimbaldien du terme.

Stéphane Beau, Le Magazine des livres n°28, Janvier 2011

Lien vers le site de l’éditeur :

http://www.petitpave.fr/petit-pave-sur-caillou-331.html

Jules Lequier, éditions La Part Commune, collection Silhouettes littéraires, Rennes, 2007, 165 p.

Lequier

Philosophe, poète, théologien, Jules Lequier (1814-1862) a légué à la postérité une œuvre à l’état fragmentaire. Ce breton méconnu fut l’hardi défenseur d’une seule pensée : l’existence humaine comme libre arbitre. Pour ce précurseur des philosophies de l’existence, la vie est une épreuve, durant laquelle il appartient à chacun, grâce à son libre arbitre, non pas de « devenir, mais faire, et en faisant SE FAIRE. » Cette liberté absolue, éprouvée spontanément par Lequier durant son enfance, sera érigée à l’âge adulte en première vérité métaphysique et morale. En 1848, lors des événements politiques, elle occupera la place d’un principe unificateur, républicain et catholique. Enfin, dans la solitude et l’isolement monastique, elle sera l’objet de tourments dévastateurs. Elle terminera son parcours en février 1862, à l’endroit où elle l’a commencé, dans la baie de Saint-Brieuc.

L’ouvrage de Goulven Le Brech que nous présentons ici s’attache avec beaucoup de pertinence au récit en abrégé de cette trop brève existence du philosophe, poète et théologien de Saint-Brieuc. Pertinence, car, comme pour un Maine de Biran ou un Kierkegaard, il est impossible pour certains philosophes de séparer l’oeuvre et la vie, la pensée et l’épreuve de l’existence.

Thierry de Toffoli, Revue philosophique de la France et de l’étranger, 2009

Lien vers le site de l’éditeur :

http://www.lapartcommune.com/essai/produit-jules-lequier-202-0.html

 

 

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