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Le laboratoire de Gabriel Tarde

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Après l’atelier de Louis Guilloux et celui de Marcel Mauss (voir post du 11/02/14) un livre vient d’être publié sur le « laboratoire » du sociologue Gabriel Tarde (1843-1904).

Atelier, laboratoire… Il s’agit dans les deux cas d’évoquer la matière documentaire excédant l’œuvre publiée d’un homme de sciences ou de lettres : ses archives, sa bibliothèque et ses collections documentaires (articles, tirés à part). L’intérêt de ce livre, qui est une publication conjointe des inventaires des archives et de la bibliothèque de Tarde, réside dans son objet même : présenter un sociologue français via sa production documentaire. Il appert que les archives des grands représentants de la sociologie française n’ont pas, jusqu’alors, suscité de monographies de ce type, regroupant instruments de recherche et analyse des archives. Peut-être est-ce dû à un manque de visibilité de ces fonds d’archives au sein du monde de la recherche en sciences humaines et sociales.

Concernant le fondateur de la sociologie au 19ème siècle, un ensemble documentaire existe à la Maison Auguste Comte (Paris), dénommé « fonds d’archives positivistes (manuscrits, correspondance entre disciples positivistes, documents personnels) » (voir le site Internet). Pour la sociologie de l’entre deux guerre, il n’existe semble-t-il pas de fonds de deux grands représentants que sont Émile Durkheim et Max Weber. Il existe cependant plusieurs fonds d’archives du sociologue Célestin Bouglé (à la BNF, à la BDIC et à la Bibliothèque Lettres et sciences humaines de l’ENS) et des fonds d’archives de Maurice Halbwachs et Roger Bastide à l’IMEC. En ce qui concerne les grands représentants de l’après-guerre, plusieurs fonds existent dont certains sont classés et accessibles aux chercheurs. C’est le cas du fonds Raymond Aron, conservé à la BNF, qui a été classé et dont l’instrument de recherche a fait l’objet d’une publication. Le service des archives de l’EHESS a collecté un nombre important de fonds de sociologues de l’après-guerre, dont certains ont créé et dirigé les premiers centres de recherche en sociologie (Georges Gurvitch, Alain Touraine, Raymond Boudon pour ne citer que les plus célèbres). Notons enfin que des archives du sociologue Michel Crozier se trouvent dans le fonds d’archives du Centre de sociologie des organisations (CNRS/Sciences Po), collecté par les archivistes du CNRS et conservé aux Archives Nationales.

Cette petite liste des archives des sociologues est loin d’être exhaustive. Elle témoigne de la diversité des lieux de conservation des fonds d’archives des sociologues et du manque de visibilité de ces fonds. Pour cette raison, nous saluons cette publication sur le laboratoire de Gabriel Tarde, qui pourrait servir d’exemple. Les archives et livres de Tarde se trouvaient originairement à La Roche Gageac (Dordogne), où, tel Montaigne à Bordeaux, le sociologue conservait sa documentation dans la tour d’un manoir familial. De nos jours, les archives et la bibliothèque ont quitté leur lieu de conservation originaire et sont séparés géographiquement : le fonds d’archives Tarde est conservé par le Centre d’histoire de Sciences Po (Paris) et la bibliothèque se trouve au Centre de ressources sur l’histoire des crimes et des peines (CRHCP) de l’École nationale d’administration pénitentiaire (Agen).

L’ouvrage est préfacé par le sociologue et philosophe Bruno Latour, qui résume en quelques pages l’intérêt suscité par les travaux de Gabriel Tarde pour les sociologues contemporains cherchant à dépasser le hiatus entre les deux grands courants de pensée qui ont divisé les sociologues depuis le début du 20ème siècle (holisme VS individualisme méthodologique). Bruno Latour explique en quoi Tarde a été novateur, s’inspirant notamment de la monadologie de Leibnitz, en pensant la sociologie en terme de relation et en évitant ainsi les concepts antinomiques d’individu et de société. De nos jours, les grands représentants du holisme méthodologique occupent le devant de la scène sociologique et le nom de Tarde demeure inconnu du grand public… « Il n’y a rien de nécessairement juste dans la manière expéditive dont l’histoire élimine ses penseurs » explique Bruno Latour, qui termine son avant-propos en émettant le vœu que l’accès aux manuscrits et à la bibliothèque de Gabriel Tarde « enrichira la connaissance de l’œuvre publiée et permettra de continuer de penser avec lui. »

L’ouvrage, coordonné par Louise Salmon, en plus de l’inventaire des archives et de la bibliothèque, présente l’historique du traitement des archives et propose une passionnante analyse de l’exploitation du fonds.

Le laboratoire de Gabriel Tarde, Des manuscrits et une bibliothèque pour les sciences sociales, sous la direction de Louise Salmon, CNRS éditions, 2014, 446 p.

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Le don d’archives : à propos d’une journée d’études

Un évènement a retenu mon attention récemment, qu’il me semble intéressant de mentionner dans ce blog en taggant ce message sous le mot clé « réflexion »… Il s’agit de la journée d’études organisée par la promo 2010-2011 du Master d’archivistique d’Angers, qui a eu lieu le 11 février dernier, à la Maison des sciences de l’homme d’Angers. Le titre de cette journée était : « Le don : une approche renouvelée des archives privées ». Il rassemblait une dizaine de participants venus d’horizons divers autour de cette question du don d’archives privées. Je ne vais pas passer en revue l’ensemble des interventions de cette journées – toutes très intéressantes – mais plutôt relever quelques points qui m’ont semblé très pertinents et ouvrant sur des interrogations inédites en archivistique.

Tout d’abord, avant la question précise du don d’archives, c’est la notion même de don qui a été débattue. L’intervention de Laëtitia Pihel (Université de Nantes, spécialistes des questions relatives au management des ressources humaines), sur « ce que donner veut dire », a été une excellente mise en perspectives. Partant des analyses de Marcel Mauss dans L’Essai sur le don (1950), L. Pihel a expliqué comment l’analyse du phénomène du don/contre-don, équivalent à trois phases (donner/recevoir/rendre) dans les tribus polynésiennes étudiées par Mauss au début du siècle dernier peut toujours servir de modèle de compréhension dans nos sociétés contemporaines occidentales. La complexité de ce qu’une démarche de don implique, en terme de rapports conscients et inconscients entre le donateur et le receveur du don, a par ailleurs été soulignée par une enseignante en psychologie, Alix Bernard (Université d’Angers). Il est apparu (pour le néophyte que je suis concernant ce sujet) que le don implique une responsabilité « en miroir » entre le donateur et le receveur, le donateur concevant son don comme un gage et le receveur comme un cadeau ou une dette, en fonction de la façon dont s’est fait le don. Dans ce registre, ont été évoquées les études d’Alain Caillé et du psychologue anglais Winicott, et il aurait aussi pu être question de Maurice Godelier et de Jacques Derrida, deux figures de l’EHESS qui se sont intéressés à cette problématique anthropologique et philosophique.

Pour ce qui concerne la question plus précise du don d’archives privées, outre des aspects techniques et juridiques (comme la nécessité de bien encadrer la démarche par une lettre de don validée par un juriste), deux aspects ont retenus mon attention. Le premier est le rapport bien particulier au temps qu’engage un don. Le don implique en effet une longue démarche relationnelle entre le donateur et le receveur, la personne qui souhaite faire un don d’archives et l’archiviste responsable de la conservation de fonds privés. Ce point a été souligné par Elisabeth Verry (directrice des archives du Maine-et-Loire) dans son intervention en introduction à la Journée, et par Hélène Mouchard-Zay, fille de Jean Zay, qui a expliqué comment s’est passé le don des archives de son père aux Archives nationales. Le fonds Jean Zay a attendu plusieurs années avant d’être données dans son intégralité par les descendants de l’homme politique victime du régime de Vichy, pour des raisons de cœur tout à fait compréhensibles de la part des donateurs. Ainsi que l’a souligné Magali Lacousse (Archives nationales), la relation de l’archiviste avec le déposant peut revêtir divers aspects (des plus sympathiques aux plus antipathiques) mais à chaque fois il s’agit d’une relation bâtie dans la durée. Les archivistes travaillent en permanence avec et contre le temps, mais dans ce cas le rapport est un rapport humain avant d’être documentaire. Madame Mouchard-Zay a très bien résumé la chose en évoquant le cas malheureux d’un archiviste lui ayant uniquement demandé la volumétrie des archives de son père, la « forme du fonds », avant même d’avoir parlé du « fond du fonds » si je puis dire.

L’autre aspect qui m’a interpellé pour le cas des dons d’archives est la spécificité de la distinction entre le producteur et le donateur des archives. L’analyse statistique faite par des étudiants du Master d’archivistique d’Angers, à partir des dons d’archives privés réalisés aux Archives départementales du Maine-et-Loire, a été très parlante. Il se trouve que dans bien des cas les donateurs ne sont pas les producteurs d’archives. Cela semble anodin mais c’est en réalité très instructif, si l’on compare la procédure de don d’archives privées à la situation classique d’un producteur d’archives publiques versant ses archives au terme de leur DUA. Rien n’oblige un descendant d’architecte ou d’érudit à donner ses archives à une institution de conservation publique comme un service d’archives départementales. Et la reconnaissance actuelle d’une valeur marchande attaché à des pièces d’archives (manuscrits et lettres d’écrivains notamment) peut conduire à des cas de mise en vente aux enchères de fonds et par voie de conséquence à un éparpillement des fonds fortement nuisible à la recherche. Dans ce registre, l’intervention d’Olivier Corpet, fondateur et directeur de l’IMEC, a été riche d’enseignements. Malgré la reconnaissance du sérieux du travail qui y est effectué, des fonds déposés à l’IMEC (il n’y a pas de dons à proprement parlé à l’IMEC : les fonds restent la propriété des déposants, producteurs ou ayant droits des archives) ont été repris pour être vendus… Une situation qui a incité l’IMEC a inventer une nouvelle procédure de « versement » d’archives privées, à la croisée du dépôt et du don sur le plan juridique.

Dans le domaine qui me concerne à l’EHESS et plus généralement dans les universités et organismes de recherche se pose de plus en plus la question des fonds de chercheurs, dont le statut juridique est « mixte », à la fois public et privé, à la croisée du droit des archives et du droit de la propriété intellectuelle… Comme à l’IMEC, une réflexion est engagée au sein du réseau AURORE au sujet des fonds de chercheurs, concernant les procédures de collecte et de communication de ces archives par les archivistes des universités et organismes de recherche, afin d’éviter la dispersion des fonds chez les collectionneurs et autres fétichistes de la signature.

De retour après la bataille

J’émerge à peine du déménagement de l’École des hautes études en sciences sociales après une longue absence sur ce blog…

Pour signaler tout d’abord un dossier  réalisé dans la dernière Lettre de l’EHESS avec l’équipe des archivistes qui ont participé à l’opération. Un dossier original, qui plutôt que d’énoncer des chiffres et des bilans en mètres linéaires, évoque avec poésie le passionnant métier d’archiviste, ses joies, ses peines et la grande curiosité qui caractérise les archivistes. Je signe pour ma part une petite réflexion sur « la sagesse de l’archiviste »… L’ensemble est lisible ici :

Lettre de l’EHESS, n°38, janvier 2011

Et pour suivre mois après mois ce que fut la gestion des archives de l’EHESS au cours de la préparation de son déménagement, il est intéressant de lire la rubrique tenue par la responsable du service des archives, Brigitte Mazon, dans la Lettre de l’EHESS :

Chroniques du déménagement

Concernant le traitement de fonds d’archives, je suis content d’annoncer la mise en ligne de l’inventaire électronique d’une partie des archives du Fonds Ricoeur. Le Fonds Ricoeur est un ensemble documentaire qui regroupe la bibliothèque de travail personnelle du philosophe, ses archives ainsi que l’ensemble de son œuvre et des commentaires que cette dernière a suscités. Elle est abritée par la Faculté libre de théologie protestante de Paris, où Ricoeur avait donné des cours de philosophie de l’automne 1958 au printemps 1969. J’ai eu le privilège de coordonner le classement et la réalisation de l’instrument de recherche relatif aux cours, séminaires, notes de lectures et interventions du philosophe, sur une période allant de 1930 à 2005. Ce travail a été dirigé par Catherine Goldenstein, chargée de la conservation du Fonds Ricoeur et Noémie Marignier. Ce premier sous-fonds, d’une grande richesse, sera ensuite complété par les sous-fonds des œuvres et de la correspondance du philosophe. Notons par ailleurs la mise en ligne, par Catherine Goldenstein, d’un texte inédit et passionnant de Paul Ricoeur sur « Archives et création ».

http://fondsricoeur.anaphore.org/ead.html?id=FRAFPR_001

Dans le domaine des archives des sciences humaines et sociales, je signale la création d’un « carnet de recherche » (blog collectif de la plateforme Hypothèse du CLEO) ArchiSHS, qui a pour objectif de présenter, diffuser et discuter des réflexions et travaux du Réseau thématique pluridisciplinaire portant sur les archives des sciences humaines et sociales produites par les entités du CNRS. Bertrand Müller coordonne ce RTP auquele je participe. Voici sa présentation : « Il s’agit de faire émerger une réflexion prenant en compte la singularité des archives scientifiques produites par les SHS. En particulier de prendre en compte l’archive dans ses dimensions scientifique (données,preuves), juridique (publique, privée), archivistique (documentaire, matérielle), historique (mémorielle, patrimoniale) ».

Le carnet de recherche ArchiSHS (Hypothèse)

Toujours dans le champ des archives des sciences humaines et sociales, signalons la dernière Lettre de l’IMEC, qui contient un important dossier coordonné par François Bordes sur les fonds d’archives de sciences humaines et sociales conservés à l’Abbaye d’Ardenne. Outre un entretien avec Philippe Artière, ce numéro présente la liste des fonds d’archives des chercheurs en SHS, philosophes et érudits conservés à l’IMEC.

Lettre de l’IMEC (n°12, automne 2010)

Dans le domaine des archives des universités, grandes écoles et organismes de recherche, un guide de l’AMUE (Agence de mutualisation des universités et établissement) vient de paraître, coordonné par le réseau AURORE (archivistes de universités, rectorats et organismes de recherche) et le CINES (Centre informatique nationale de l’enseignement supérieur). Ce guide méthodologique propose un ensemble de fiches sur la gestion des archives au sein d’un établissement d’enseignement supérieur et de recherche. Il est évolutif et a pour principale finalité d’apporter aux directions des établissements dépourvus d’un service archives les éléments indispensables à la conduite d’une réflexion menant à la mise en place d’une démarche cohérente de gestion des archives.

Guide AMUE « Gestion des archives au sein d’un établissement supérieur »

Pour ce qui est de la bonne vieille édition papier, deux livres ont retenu mon attention récemment au sujet des archives. Tout d’abord un ouvrage de Claude Huc, ancien animateur du groupe PIN (Pérennisation des Informations Numériques), au sujet de la conservation des archives électroniques. Encore un des ces ouvrages qui concernent uniquement les organismes et institutions de pointe ?!? Eh bien non, ce n’est pas du tout ça. Car Claude Huc s’adresse ici au particulier, au quidam qui ne s’intéresse pas à toutes ces questions mais qui s’y trouve de fait confronté au quotidien… Le titre de ce livre est très explicite : Préserver son patrimoine numérique – Classer et archiver ses e-mails, photos, vidéos, documents administratifs (Eyrolles, 324 p.).

Voici sa présentation :

« Votre patrimoine numérique est en danger : adoptez les bonnes pratiques et méthodes pour classer tous vos documents et les conserver à moyen ou long terme. Identifiez les périls qui guettent vos fichiers : changements de format et d’encodage, dégradation du support de stockage, virus… Distinguez les documents de travail de ceux, à conserver durablement. Organisez votre patrimoine numérique avec un arbre de référence. Préservez vos courriels à partir d’un webmail ou d’un client de messagerie. Choisissez votre stratégie de stockage et les supports appropriés à vos besoins. Constituez et sécurisez votre patrimoine numérique. Mettez à jour votre patrimoine selon sa croissance. Procédez à des vérifications régulières et renouvelez vos supports. Sauvegardez votre site web, blog, vidéos en ligne… ainsi que vos données présentes sur les réseaux sociaux. »

Un ouvrage semble-t-il indispensable. Et pour changer de style tout en restant dans le registre des archives – disons pour le chevet – je signale un petit ouvrage divertissant et interpellant de Maurice Olender : Matériau du rêve (IMEC, coll « Le Lieu de l’archive », supplément à la Lettre de l’IMEC).

Revue de presse en retard

Voici plusieurs mois que ce blog est au point mort… Il faut dire que la préparation du déménagement de plusieurs centaines de mètres d’archives ne me laisse pas beaucoup de loisirs.

J’avais pourtant prévu depuis le mois de mars une revue de presse pour ce blog sur la « prise de conscience » récente des problèmes de la conservation à long terme des documents numériques par le grand public, à commencer par Pierre Assouline et son fameux blog La république des livres. Ce dernier évoque ce problème dans un message daté du 22 mars dernier intitulé « Les archives Rushdie victimes d’une fatwa numérique ». Il explique que Rushdie a récemment fait don de ses archives personnelles à l’Emory University d’Atlanta, comprenant 18 gigaoctets de données : « Le paradis annoncé des biographes, chercheurs et fouille-merde ». Un paradis qui s’avère être en réalité un véritable cauchemar, car la plupart de ces données ne sont plus lisibles, bien évidement !

Dans le même registre de la découverte d’un grave problème contemporain, Laurent Checola, journaliste du Monde, s’interroge sur le devenir des données numériques à l’épreuve du temps… L’intérêt de cet article, qui n’apprendra rien aux archivistes et autres professionnels de la gestion de l’information et de la documentation, réside dans un lien vers les conclusions d’un récent rapport de l’Académie des sciences donnant des recommandations sur la conservation à long terme des informations numériques. Ce qui me semble intéressant ici, au-delà du ton urgentiste des conclusions du rapport, c’est le point de vue prosaïque  – mais néanmoins réaliste – du coût que représentent les sauvegardes des données personnelles des citoyens dans les années et décennies à venir. L’enjeu sociétal et patrimonial du « gage d’avenir » qu’est l’achive (J. Derrida) est bien par ailleurs économique et financier et il y a là un secteur de l’industrie de pointe à développer selon ce rapport.

Enfin, comment faire pour sensibiliser ses collègues à la préservation des données numériques ? J’avais abordé le sujet lors de la journée d’études du réseau AURORE en juin 2009 et l’idée suit son cours bon an, mal an. J’ai tout d’abord rédigé un petit topo à propos de l’archivage numérique sur le site Internet de mon service d’archives, dans sa rubrique « archivistique ». Par ailleurs, j’ai récemment rédigé avec un informaticien un petit topo paru dans la Lettre de l’EHESS, sur les vieux supports informatiques stockés ça et là dans les armoires et recoins obscurs de la Maison des sciences de l’homme de Paris, dont l’EHESS doit déménager à la fin de l’année. J’ai eu quelques retours positifs, mais je ne sais pas ce que ça a donné concrètement… Affaire à suivre donc. En attendant, bonnes vacances aux juillettistes !

Illustration : affiche réalisée par D. Fest pour le service des archives de l’EHESS.